LES RACINES ET LA NUTRITION MINÉRALE

Posté par Paul-Robert TAKACS le 10 mars 2010

Les racines assurent :

l’absorption de la solution du sol (eau + sels minéraux) par les poils absorbants. Ces cellules épidermiques toutes en longueur constituent l’assise pilifère, manchon d’une certaine hauteur, situé légèrement en amont (au-dessus) de l’extrémité des racines. Seules les quasi-extrémités du système racinaire sont responsables de l’absorption de la solution du sol, avant que plus en amont (au-dessus) les racines ne soient recouvertes par une écorce ligneuse imperméabilisante. D’où le moment critique pour la reprise, lors d’une transplantation, avant que de nouvelles racines (pourvues de poils absorbants) n’apparaissent. Inversement, une taille fraîche, propre et nette des racines, favorise la néo-formation racinaire, a fortiori quand il y a une demande de la part des feuilles ;

la double filtration de la solution du sol : passive (diamètre des substances absorbées / diamètre des pores passifs situés sur les membranes cellulaires traversées) et active (sélection par des pores spécifiques : en l’absence de tel pore spécifique, la substance en question ne sera pas importée, ce qui peut être à la base d’un mode de tolérance d’un terrain a priori invivable) ; la solution du sol filtrée s’appelle la sève brute (autrement dit : la sève brute est un extrait de la solution du sol) ;

la canalisation / conduction de la sève brute en direction de la partie caulinaire de la plante : c’est le rôle des vaisseaux xylémiens situés dans le cylindre central ;

  • la poussée racinaire: une mise sous pression de la sève brute, grâce à des phénomènes d’osmose auxquels je n’ai jamais tout compris, qui la poussent vers le haut (d’où l’autre nom de la sève brute, dite ascendante) : c’est l’un des rôles du péricycle ;
  • une compétition pour les ressources du sol : la rhizosphère de chaque plante assure une certaine territorialité : de fait (cf. le mot même de rhizosphère), voire par allélotoxie (cf. composé antigerminatif produit par le système racinaire chez la Renouée du Japon, Fallopia japonica, Polygonacées : en phytosociologie, cette plante est dite exclusive ou a-sociale). 

Il vient de là qu’à la demande exercée par les parties aériennes (tiges feuillées…) correspond une offre par les parties racinaires. Il y a donc proportionnalité entre la couronne et la rhizosphère, et pas seulement chez les arbres :

  • cf. la manière dont on mène les bonsaïs ;
  • cf., chez les arbustes, le renouvellement constant du système aérien, qui va en général avec un moindre volume racinaire ;
  • cf. chez les herbacées, le système racinaire est très réduit ; a fortiori chez les annuelles.

 

Publié dans 1. racines, 2. assimilation | 1 Commentaire »

L’IMPORTANCE DE L’ÉVAPO-TRANSPORATION OU PERTE D’EAU FOLIAIRE

Posté par Paul-Robert TAKACS le 26 février 2010

Les feuilles sont le siège, par excellence, de la consommation et de la perte d’eau :

  • le déroulement de la photosynthèse demande / consomme de l’eau (qui sera donc décomposée au niveau foliaire) ;
  • de l’eau est perdue par évaporation ; la cuticule (couche de cire générée activement par l’épiderme supérieur) s’y oppose d’autant mieux qu’elle est épaisse ;
  • la respiration génère de l’eau, qui sera perdue (« expirée »).

On appelle évapo-transpiration la somme des pertes (passive = évaporation et active = transpiration) d’eau.

L’évapo-transpiration est essentielle au fonctionnement de la plante : la perte d’eau ne peut donc jamais être totalement supprimée, y compris parce qu’elle assure en grande partie l’ascension de la sève brute (eau + sels minéraux) : de l’eau doit être perdue par les feuilles pour que des sels minéraux soient « montés » jusqu’à elles.

Ceci étant dit, l’évapo-transpiration peut être diversement régulée (voir aussi Adaptations écologiques : les xérophytes) :

  • l’évaporation peut être diminuée par différents dispositifs, dont l’épaisseur de la cuticule, la pilosité du limbe…

  • la transpiration est régulée par l’ouverture / fermeture des stomates.

(cours donné le 17 novembre 2009 > merci à Sylvie OLLIVIER pour sa prise de notes)

Publié dans 2. assimilation, 3. feuilles | Pas de Commentaire »

FONCTIONS DES TIGES

Posté par Paul-Robert TAKACS le 26 février 2010

  1. les tiges sont les supports des feuilles, des fleurs et des fruits : elles permettent aux feuilles d’être au plus près du soleil, au-dessus des concurrents amateurs de lumière et aux fleurs et fruits d’être en vue.

  2. a fortiori parce que le lieu de prélèvement d’eau (et de sels minéraux) et celui de sa consommation & perte sont diamétralement opposés (racines & feuilles, respectivement), les tiges assurent, par un double système de « conduites » la conduction des sèves brute et élaborée.

NOTA. Notamment pour des raisons de nutrition, et a fortiori chez les arbres, il y a une relative équivalence entre la partie racinaire (fournisseur) et la partie caulinaire (consommateur) d’une plante.

(cours donné le 17 novembre 2009 > merci à Sophie OLLIVIER pour sa prise de notes)

Publié dans 2. assimilation, 2. tiges | Pas de Commentaire »

 

msk6 |
Sciences de la Vie et de la... |
TPE cheval |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Art-mony paléo
| PARANORMAL
| Fredy KARKOUR