STRUCTURATION DES FILIERES DE PRODUCTION « Végétal local » & « Vraies messicoles »

Posté par Paul-Robert TAKACS le 12 mai 2015

label Végétal local logo vraies messicoles

Les premiers candidats aux labels « Végétal local » et « Vraies messicoles », qui garantissent l’origine géographique des semences et plants labellisés, se sont fait connaître.

Les premières labellisations seront accordées à l’automne 2015 !

plus d’infos sur : http://www.fcbn.fr/vegetal-local-vraies-messicoles

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FORMATION BOTANIQUE 2015 par l’Ecole Régionale d’été de Botanique

Posté par Paul-Robert TAKACS le 6 février 2015

botanique 2015

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Des plantes de nos régions devenues invasives ailleurs

Posté par Paul-Robert TAKACS le 31 décembre 2014

On est coutumier de ce que des plantes exogènes, introduites dans nos régions pour diverses raisons, volontairement ou pas, soient devenues invasives, à différents degrés : Élodée du Canada, Renouée du Japon, Phytolaque d’Amérique…

Il ne le faudrait pas, mais on peut être surpris du phénomène symétrique, où des plantes de nos régions sont devenues invasives dans des contrées où elles ont été introduites. C’est par exemple le cas de :

  • Verbascum thapsus, le Bouillon-blanc.

Verbascumn thapsus

Originaire d’Europe – Afrique – Asie, l’espèce est répertoriée parmi les plantes invasives les plus offensives dans de nombreuses régions du monde où elle a été introduite : Amérique du Nord et du Sud (Chili, Argentine) ; Réunion ; Japon, Asie tropicale ; Australie, Nouvelle-Zélande, Hawaï… En Amérique du Nord, l’espèce a été introduite dès les années 1700 comme bonne à tout faire : médicinale (remède pulmonaire contre la toux, des difficultés respiratoires…), insecticide (action contre larves de moustique), et même piscicide (pêche).

  • Lythrum salicaria, la Salicaire

Elle a été introduite au Canada au début du 19e siècle. Elle se serait retrouvée dans les eaux de lest des navires étrangers ou encore dans le fourrage ou la litière de bétail importé. Dès les années 1830, elle pouvait être observée le long de la côte est des États-Unis. Elle s’est ensuite répandue vers l’intérieur du continent avec la construction des voies ferrées, des grandes routes, des voies maritimes et des réseaux d’évacuation et de drainage. Plus récemment, la distribution de l’espèce par les centres horticoles a également contribué à sa dissémination (source : http://www.nature-action.qc.ca/site/sites/default/files/documents/salicaire_pourpre.pdf).

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2 espèces nouvelles pour l’Ile-de-France en 2014

Posté par Paul-Robert TAKACS le 28 novembre 2014

Dans le département de la Seine-et-Marne

Eleocharis obtusa (Willd.) Schult.

Observateurs : Guillaume LARREGLE et Julien BOTTINELLI

Découvert sur les berges d’une gravière en vallée de la Marne à Luzancy, ce scirpe annuel ressemble à première vue à Eleocharis ovata (Roth) Roem. & Schult. Il s’en distingue par un mamelon d’au moins 0,5 mm de large, supérieur aux deux-tiers de la largeur de l’akène qu’il surmonte, et par ses trois stigmates (contre 2 chez E. ovata). Régulièrement signalé dans des pays voisins (Belgique, Italie…), sa première mention en France devrait être l’occasion de la publication d’un article dans une revue de botanique. Passant facilement inaperçu, il serait à rechercher et à confirmer ailleurs en France dans les stations signalées récemment d’Eleocharis ovata hors de leur contexte habituel (vases eutrophes plutôt acides en bord d’étang).

2 espèces nouvelles pour l'Ile-de-France en 2014 dans 1. inventorier pour connaître E1
Photo : Julien BOTTINELLI

Oenanthe fluviatilis (Bab.) Coleman.

Observateur : Thierry FERNEZ (CBNBP)

Oenanthe dans plantes indigènes & régionales

À l’occasion de prospections en canoë sur le site Natura 2000 « Rivières du Loing et du Lunain » pour en caractériser les végétations, nous avons eu l’occasion d’observer l’Œnanthe des rivières (Oenanthe fluviatilis (Bab.) Coleman, 1844). Cette espèce, rarissime en France, était encore connue dans plusieurs vallées de la région au début du 20e siècle (vallées de la Juine, de l’Essonne, du Loing, canal de l’Ourcq et rivières du Vexin). Elle aurait été observée pour la dernière fois sur le cours de l’Essonne à La Ferté-Alais dans les années 1970. Le plus souvent stérile et submergée, elle reste de détermination délicate et passe facilement inaperçu. Elle se distingue de l’Œnanthe aquatique (Oenanthe aquatica (L.) Poir., 1798), sa plus proche voisine, par des feuilles submergées cassantes à segments terminaux allongés-cunéiformes et à odeur anisée.
Sur le Loing, elle avait été signalée une unique fois à Moret-sur-Loing en 1931 par Paul Duclos. Sa redécouverte cette année nettement plus en amont, sur la commune de Souppes-sur-Loing, est un signe encourageant car indicatrice de la bonne qualité des cours d’eau. Toutefois, les deux stations de quelques individus chacune de cette plante oubliée des statuts réglementaires restent dans une situation très précaire et des mesures de préservation seraient à envisager rapidement. Des prospections complémentaires sont également prévues dans les années qui viennent par le CBNBP pour retrouver d’autres stations sur le Loing, en Seine-et-Marne et dans le Loiret tout proche.

voir l’article complet, avec notamment les découvertes dans les autres régions françaises sur : http://cbnbp.mnhn.fr/cbnbp/actualites/decouvertes.jsp

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La préférence des abeilles à miel va aux zones les plus naturelles : donc à la flore native ?

Posté par Paul-Robert TAKACS le 25 juillet 2014

Une étude récente du Laboratoire de l’abeille et des insectes sociaux de l’Université de Sussex (Brighton, Grande Bretagne), s’intéresse aux préférences alimentaires de l’abeille à miel, dans le Sussex, région côtière de la Grande Bretagne située au Sud du Grand Londres.

La question à laquelle les chercheurs ont souhaité répondre était la suivante : dans nos paysages fractionnés, morcelés, quelles sont les parcelles de territoires qui recèlent, pour les abeilles à miel, les plus grands trésors, qui permettent au mieux à leurs colonies de survivre ?

  • Le choix de la zone d’étude

Les abeilles à miel exploitent leur environnement floral sur 10 km à la ronde à partir de leur nid ou de leur ruche, ce qui correspond à peu près à une aire d’une surface de 100 km² : le Sussex couvrant une centaine de kilomètres carrés.

Le Sussex est une région par ailleurs hétérogène du point de vue des paysages et des modes de gestion. S’y côtoient zones urbaines, zones agricoles sans aucune mesure de préservation de l’environnement, zones agricoles développées selon 5 critères croissants de protection de l’environnement, et 2 réserves naturelles (réserve naturelle de Castle Hill, et réserve locale de Ditchling Beacon).

  • Matériel & méthodes

Les chercheurs ont étudié 3 colonies d’abeilles à miel (Apis mellifera), dont les ruches étaient situées à l’intérieur de cette région.

Comment savoir dans quelles parcelles de ce territoire morcelé se rendent les butineuses de ces trois ruches pour récolter le nectar et le pollen ? Comment savoir quelle parcelle de ce territoire elles apprécient le plus ? Il suffit de poser la question aux abeilles !

C’est exactement ce que les chercheurs ont fait ! Sur 2 ans, ils ont déchiffré 5484 danses frétillantes, ces danses qui permettent aux abeilles de se communiquer entre elles les meilleurs sites pour se nourrir. L’interprétation de ces danses a permis d’établir une carte précise des zones les plus visitées par les butineuses !!

La danse des abeilles

La danse des abeilles

  • Résultats

- les aires urbaines et les aires agricoles et rurales qui ne prennent pas en compte le critère de respect de l’environnement étaient peu visitées ;
- les aires les plus visitées par les butineuses de ces trois ruches sont d’abord les deux réserves naturelles, puis les zones agricoles développées selon les critères les plus élevés de protection de leur environnement.

Les réserves naturelles sont connues pour leur abondance en fleurs sauvages.

  • Epilogue

Plus qu’un comportement des abeilles à miel, la danse frétillante, est aussi un instrument important, au service de l’écologie et de la préservation de l’environnement. Elle fournit une information exceptionnelle, qui pourrait aider à évaluer la qualité des paysages, et guider les actions en faveur de la biodiversité.

  • Retrouvez l’étude complète

Ecology : Dancing Bees Communicate a Foraging Preference for Rural Lands in High-Level Agri-Environment Schemes

Margaret J. COUVILLON, Roger SCHÜRCH & Francis L. W. RATNIEKS

in : Current Biology, Volume 24 (11) 2 June 2014 : pp. 1212-1215

 

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