À QUOI SERT D’ÊTRE CARNIVORE ?

Posté par Paul-Robert TAKACS le 16 juillet 2012

À QUOI SERT D'ÊTRE CARNIVORE ? dans 2. aux conditions trophiques Dionaea-muscipula1-300x300

On a mis en évidence que la carnivorie apporte, par l’amélioration d’une amélioration de la végétation, un bénéfice au succès reproducteur.

En comparant des plantes carnassières à des témoins qu’on a empêchés de capturer des proies protéinées, on remarque que celles qui ont pu manger de la vande ont davantage de fleurs, davantages de graines et un pouvoir germinatif supérieur au groupe-témoin.

Le résultat est troublant : la carnivorie est expliquée a priori comme un avantage écologique du point de vue de la nutrition (donc de la végétation), sur des terrains oligotrophes. Or, après vérification, c’est la sexualité qui en ressort boostée.

Peut-être que le dogme de ce que la végétation et la sexualité sont antagonistes, mérite un bémol ?

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CONVERGENCES ÉVOLUTIVES : l’exemple des plantes carnivores

Posté par Paul-Robert TAKACS le 16 juillet 2012

Les plantes carnivores ne sont pas parentes (on dira : l’ensemble ne constitue pas un clade, du point de vue phylogénétique). Représentants de différentes familles botaniques, elles apparaissent dans différents secteurs de la phylogénie des Angiospermes :

CONVERGENCES ÉVOLUTIVES : l'exemple des plantes carnivores dans 2. aux conditions trophiques Renner_Figure1-300x231

Cela signifie que, au cours de l’évolution, l’aspect carnivore est apparu, indépendamment, à plusieurs reprises – ce qui est d’autant plus vertigineux, que les mutations à l’origine de nouvelles espèces adviennent au hasard !

2 remarques tout de même :

1° – au hasard peut-être, mais dans des conditions écologiques comparables : toutes les plantes carnivores sont apparues dans des écosystèmes comparables, oligotrophes, où la carnivorie apporte un réel avantage écologique ;

2° – il convient de ne pas parler de « la carnivorie » mais « des carnivories » ; car les dispositifs, fonctionnements, métabolismes des différentes espèces en question ne sont pas exactement identiques.

On qualifie néanmoins de convergence évolutive l’apparition, dans un contexte écologique donné (oligotrophe), de dispositifs qui amènent un même résultat : la capacité, pour des plantes de différentes origines phylogénétiques, de trouver un apport nutritif substantiel. C’est ce qu’on appelle un avantage évolutif.

Lire aussi : A quoi sert exactement d’être carnivore ?

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LA RONCE PRÉPARE SES MARCOTTES

Posté par Paul-Robert TAKACS le 8 mai 2012

Actuellement, les extrémités des tiges des Ronces (Rubus fruticosus aggr.) de l’année passée, présentent un aspect curieux. Même celles qui ne touchent pas le sol, sont légèrement enflées, et entourées d’un anneau de protubérances. Ce sont les racines à venir d’une future marcotte.

LA RONCE PRÉPARE SES MARCOTTES dans 2. arbustes : chamaephytes ronce-marcotte-204x300

C’est grâce à cette faculté de multiplication végétative naturelle, que cet « arbuste » se développe par vastes nappes qu’on appelle ronciers. C’est de l’occupation du territoire, qui devient même de l’accaparation quand on sait que la nappe horizontale peut devenir nappe dressée, voire recouvrante des arbustes et petits arbres de lisière !

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DROSÉRACÉES : famille des Rossolis

Posté par Paul-Robert TAKACS le 20 août 2011

DROSERACEAE, du genre porte-nom Drosera.

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planche dessinée par Albert PETER (1853-1937), publiée par Paul PAREY à Berlin (1901 ?)

Quelques plantes appartenant à la famille :

  • la Rosée-de-soleil ou Rossolis, Drosera rotundifolia

Caractères diagnostiques :

  • famille herbacée
  • plantes carnivores
  • feuilles couvertes de poils gluants, secrétant des sucs digestifs (enzymes protéolytiques)
  • écologie : tourbières

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MON TILLEUL DÉCONNE !

Posté par Paul-Robert TAKACS le 12 juin 2010

C’est vrai, j’avoue : je ne me lasse pas du Tilleul. Mon excuse du moment est que c’est encore de saison…
En fait, quand j’étais petit garçon, j’avais, en ville, mon Tilleul : je préférais par-dessus tout faire dodo perché dans ses branches en fleurs, dans un nid sommaire de lattes et branches que je m’étais construit, pendant que mes petits collègues jouaient au foot (enfin je crois) quelque part en dessous. C’est peut-être comme ça aussi qu’est née ma vocation. Mais je m’égare.

J’enseigne que les plantes, à l’endroit de chaque noeud, ont une (des) feuille(s) et autant de bourgeons axillaires. On enseigne aussi que lesdits bourgeons axillaires permettront de ramifier un rameau, les années suivantes : si l’axillaire devient fleur / inflorescence, il n’y aura donc plus possibilité de reprise végétative.

Chez le Tilleul, on dirait bien que rien ne va plus. Chaque feuille semble axiller en effet (voyez ça en ce moment même) un groupe de fleurs, axillé par une bractée (ce que les badauds appellent la « languette »). A priori, on se dit que chaque bourgeon axillaire était donc devenu bouton, pour donner une inflorescence axillaire. D’où viennent alors ces ramifications nombreuses des branches des années précédentes ?!

Comme d’habitude, il va falloir venir regarder de plus près…

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Eh ouiiiiii ! Il y a une ruuuuuse ! Contre toute attente, l’aisselle de chaque feuille est occupée par une inflorescence et un bourgeon, qui est là à attendre de se développer l’année suivante !

CONCLUSION : vous pouvez continuer à déguster votre tisane : tout était normal.

MORALITÉS :
1. normalement, sexualité et végétation sont en opposition chez les plantes : de l’aisselle d’une feuille viendront soit un rameau feuillé, soit des fleurs, mais pas les deux. Chez le Tilleul c’est les deux.
2. car toutes les lois végétales ont des exceptions : il n’y a pas toujours un bourgeon et un seul à la base de chaque feuille. D’ailleurs, chez la Passiflore, c’est encore pire…
3. (corollaire de la précédente) : il faut toujours aller voir par soi-même, ne pas avoir les théorèmes et autres dogmes pour oeillères. Et pas qu’en botanique.

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