La préférence des abeilles à miel va aux zones les plus naturelles : donc à la flore native ?

Posté par Paul-Robert TAKACS le 25 juillet 2014

Une étude récente du Laboratoire de l’abeille et des insectes sociaux de l’Université de Sussex (Brighton, Grande Bretagne), s’intéresse aux préférences alimentaires de l’abeille à miel, dans le Sussex, région côtière de la Grande Bretagne située au Sud du Grand Londres.

La question à laquelle les chercheurs ont souhaité répondre était la suivante : dans nos paysages fractionnés, morcelés, quelles sont les parcelles de territoires qui recèlent, pour les abeilles à miel, les plus grands trésors, qui permettent au mieux à leurs colonies de survivre ?

  • Le choix de la zone d’étude

Les abeilles à miel exploitent leur environnement floral sur 10 km à la ronde à partir de leur nid ou de leur ruche, ce qui correspond à peu près à une aire d’une surface de 100 km² : le Sussex couvrant une centaine de kilomètres carrés.

Le Sussex est une région par ailleurs hétérogène du point de vue des paysages et des modes de gestion. S’y côtoient zones urbaines, zones agricoles sans aucune mesure de préservation de l’environnement, zones agricoles développées selon 5 critères croissants de protection de l’environnement, et 2 réserves naturelles (réserve naturelle de Castle Hill, et réserve locale de Ditchling Beacon).

  • Matériel & méthodes

Les chercheurs ont étudié 3 colonies d’abeilles à miel (Apis mellifera), dont les ruches étaient situées à l’intérieur de cette région.

Comment savoir dans quelles parcelles de ce territoire morcelé se rendent les butineuses de ces trois ruches pour récolter le nectar et le pollen ? Comment savoir quelle parcelle de ce territoire elles apprécient le plus ? Il suffit de poser la question aux abeilles !

C’est exactement ce que les chercheurs ont fait ! Sur 2 ans, ils ont déchiffré 5484 danses frétillantes, ces danses qui permettent aux abeilles de se communiquer entre elles les meilleurs sites pour se nourrir. L’interprétation de ces danses a permis d’établir une carte précise des zones les plus visitées par les butineuses !!

La danse des abeilles

La danse des abeilles

  • Résultats

- les aires urbaines et les aires agricoles et rurales qui ne prennent pas en compte le critère de respect de l’environnement étaient peu visitées ;
- les aires les plus visitées par les butineuses de ces trois ruches sont d’abord les deux réserves naturelles, puis les zones agricoles développées selon les critères les plus élevés de protection de leur environnement.

Les réserves naturelles sont connues pour leur abondance en fleurs sauvages.

  • Epilogue

Plus qu’un comportement des abeilles à miel, la danse frétillante, est aussi un instrument important, au service de l’écologie et de la préservation de l’environnement. Elle fournit une information exceptionnelle, qui pourrait aider à évaluer la qualité des paysages, et guider les actions en faveur de la biodiversité.

  • Retrouvez l’étude complète

Ecology : Dancing Bees Communicate a Foraging Preference for Rural Lands in High-Level Agri-Environment Schemes

Margaret J. COUVILLON, Roger SCHÜRCH & Francis L. W. RATNIEKS

in : Current Biology, Volume 24 (11) 2 June 2014 : pp. 1212-1215

 

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plantes régionales des sols piétinés

Posté par Paul-Robert TAKACS le 26 novembre 2013

Achillea millefolium / Achillée millefeuille / 58

Bellis perennis / Pâquerette / 70

 

Extrait du document « Guide des plantes natives du Bassin Parisien produites par la Ville de Paris », publié sur : http://blogs.paris.fr/casepasseaujardin/2013/11/20/planter-des-vegetaux-indigenes-dile-de-france/ 

Les numéros renvoient aux fiches descriptives illustrées de chaque espèce.

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UNE FRICHE FERROVIAIRE DE 40 ha À PARIS INTRA MUROS : la Petite-Ceinture

Posté par Paul-Robert TAKACS le 3 août 2012

la Petite Ceinture du 15e arr. - image Paul-Robert TAKACS

Initialement construite durant la seconde moitié du XIXe siècle, entre 1852 et 1869, la Petite Ceinture avait 34 km de longueur et reliait 35 gares. Son rôle était d’assurer le transfert des marchandises (fret) entre les grandes gares parisiennes, qui n’étaient pas autrement reliées entre elles.

Secondairement, exploitée avec un matériel spécifique, la Petite Ceinture sera utilisée pour le transport des voyageurs.

A l’exception du tronçon Pont-Cardinet / Porte d’Auteuil de la PC qui continue à être utilisé pour les voyageurs (RER C depuis 1985), le trafic voyageur sera interrompu à son tour, pour être reporté sur des lignes de bus (PC1, PC2…) qui emprunteront les boulevards des Maréchaux. Les bus PC seront eux-mêmes remplacés sur les Maréchaux par le tramway (T2 et son prolongement en cours).

Actuellement, la PC est désaffectée (sauf le raccord à l’RER C évoqué), ce qui en fait une friche ferroviaire de 23 km de longueur, occupant une superficie de 40 ha.

Depuis 2007, suite à un protocole signé entre Réseau Ferré de France et la Ville de Paris, deux tronçons ont été légèrement aménagés (dépose des voies ferrées, suppression des traverses…) et ouverts au public :
- un tronçon de 1,3 km (3,8 ha) sur la PC 16e, entre Ranelagh et Porte d’Auteuil, depuis décembre 2007 ;
- un tronçon de 1,17 ha sur la PC 12e, sous forme d’extension du Square Charles-Péguy, depuis janvier 2008.

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PORTRAIT ROBOT DES MAUVAISES HERBES DES VILLES

Posté par Paul-Robert TAKACS le 25 mai 2012

PORTRAIT ROBOT DES MAUVAISES HERBES DES VILLES dans 7. au contexte urbain Chelidonium-majus-PAPAVERACEES-P%C3%A8re-Lachaise-16-avril-2010-6-300x225

Chelidonium majus au Cimetière du Père Lachaise 16 avril 2010 image Paul-Robert TAKACS

L’excellent article d’Angela BOLIS, que vous pourrez lire en suivant le lien ci-dessous, se termine sur un décryptage des adaptations écologiques dont les plantes sauvages des villes font preuve pour y (sur-)vivre. Bonne lecture !

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/24/les-plantes-sauvages-des-villes-livrent-leurs-premiers-secrets_1706068_3244.html

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